Co-fondateur de Crypto.Québec, administrateur de systèmes, consultant en sécurité informatique, conférencier, analyste, collaborateur à l'Actualité et übergeek assumé. Partisan du logiciel libre, hacktiviste et opérateur de nœud de sortie pour le Projet Tor. Cycliste, amateur de squash et de bières de microbrasserie pour compenser. Dort rarement.
Originalement, lors de la conception et du déploiement initial de l’infrastructure de Crypto.Québec, nous avions décidé d’utiliser les services de CloudFlare (CF), une compagnie californienne spécialisée dans la livraison de contenu et la mitigation d’attaques de déni de service distribuées. CloudFlare agit comme proxy inverse, permettant une gestion de cache rapide, une certaine répartition de charge (« load balancing ») en cas de surcharge et/ou d’attaque DDoS ainsi qu’une intégration conviviale de leur autorité de certification (CAs) avec notre propre certificat de sécurité SSL.
Or, ce sont ces mêmes avantages qui, dans le meilleur des cas, rendent l’utilisation des services de CloudFlare problématique ou, pour les plus paranoïaques d’entre-nous, une bombe à retardement orwellienne, dans le pire des cas. Nous en sommes venus à la conclusion que les désavantages pesaient plus lourd dans la balance que les avantages de l’utilisation des services de CloudFlare.
Bref, on a tiré la plug sur CF. Quelques explications s’imposent:
En effet, il y a deux jours, la directrice exécutive de Tor, Shari Steele, annonçait, sans tambour ni trompette, sa démission du projet dans un communiqué tout ce qu’il y a de plus laconique:
Transitions:
Long time digital advocate, security researcher, and developer Jacob Appelbaum stepped down from his position at The Tor Project on May 25, 2016.
Considérant l’importance qu’Appelbaum avait dans le projet (ne serait-ce que par sa notoriété et sa capacité de vulgariser la technologie derrière Tor et sa nécessité d’exister), ce manque de détails est plutôt singulier.
Depuis, certaines grosses pointures du milieu – comme Nadim Kobeissi (Cryptocat, anciennement Peerio), Meredith Patterson (Southern Poverty Law Center) et Andrea Shepard (Tor) – y sont allés de commentaires plus ou moins subtiles à l’égard (indirect ou non) d’Appelbaum, certains sous-entendant que l’ancien porte-étendard de Tor est un agresseur sexuel en puissance:
Attention young programmers/student: you can now get involved with the Tor Project without fear of a poisonous snake biting your head off.
Son site web officiel, appelbaum.net, ne reçoit plus les connexions depuis au moins hier. Pas d’activité récente sur son feed Twitter non plus.
À ce jour, les dénonciations demeurent anonymes et aucune accusation formelle n’a été portée envers le hacker et celui-ci n’a toujours pas donné signe de vie. Que se passe-t-il donc avec Appelbaum?
Hillary Clinton n’a pas pris les précautions nécessaires pour la gestion de ses courriels. En fait, c’est monnaie courante au gouvernement américain depuis un bon moment. On vous invite à découvrir STARTTLS Everywhere, pour aller un peu plus loin.
Sophie Thériault sera présente au #ACHS2016 – Le patrimoine, ça change quoi? du 3 au 8 juin, et couvrira en live-tweet les conférences qui seront en lien avec l’activisme.
On ne le dira jamais assez souvent – la sécurité absolue est un mythe. Toutefois, le vieux dicton « aide toi et le ciel t’aidera » est approprié, ici: Mossack Fonseca, la firme panaméenne spécialisée en gestion de sociétés écrans a été, à certains égards, l’artisane de son propre malheur dans le cas bien connu d’évasion fiscale à grande échelle. Comment les 11,5 millions de documents ont-ils été obtenus? Chose certaine, le cabinet d’avocats porte maintenant plainte pour piratage.
J’étais en entrevue ce matin à COOL FM 103,5 pour parler des derniers développements dans le combat entre le FBI et Apple concernant l’accès à des données privées se trouvant sur un téléphone portable d’un accusé dans le massacre de San Bernardino. Ce cas est important car il touche aux aspects de vie privée et de surveillance, concepts en voie de disparition en Occident, et il implique fort probablement Cellebrite, une compagnie israélienne spécialisée dans l’extraction de données cellulaires.